concert audiovisuel mardi 1er juillet théâtre nono - campagne pastré 22h / durée 80 minutes datamatics [ver.2.0.] ryoji ikeda Datamatics hisse Ikeda au sommet de son oeuvre audiovisuelle. Vibrations garanties. Mot énigmatique, pourtant employé depuis des siècles, data est, en latin, le participe passé du verbe "donner". Il indique la valeur nominale de données brutes : des nombres, des caractères, des mots, des images ou autres produits issus de dispositifs qui convertissent en symboles des grandeurs physiques, autant d’"étant donnés". Particulièrement utile dans les domaines de la géométrie, de la cartographie, des mathématiques, de l’ingénierie, ce mot neutre recouvre des éléments généralement stockés et traités de façon informatique. Bref, data est une petite bête qui ne semble pas vouée à chatouiller l’imaginaire artistique et à susciter le rêve… Pourtant, Ryoji Ikeda en ose un détournement complètement loufoque et en a même fait sa spécialité. S’il utilise lui aussi un ordinateur pour traiter ces données pures, c’est pour les convertir en beauté : en musique et en images ! Et qui l’eût cru ? Ainsi projeté à l’écran en flux électronique, ce défilé de chiffres, de mots, d’images, qui accompagne la brillante création sonore enrichit un tableau abstrait. Un état de grâce pour les données électroniques, d’habitude reléguées à l’état de masse encombrante, incompréhensible. Il profite précisément de leur caractère inintelligible, informel pour en faire un vertigineux paysage électro, qu’on ne traverse pas, mais qui nous traverse ! Les petits symboles grignotent l’écran à toute allure. Tout en faisant écho au nombre insensé d’informations dont le monde contemporain nous abreuve, ces éléments deviennent ici les motifs de la musique, des stimuli musicaux. Exemple : la plus courante des séquences de data, un alphabet binaire, de deux caractères, se change en magnifique fleuve de 1 et de 0. Reconnu dans le monde entier dans le domaine minimal électro-acoustique, l’artiste japonnais crée des oeuvres d’art sonores
aussi euphorisantes que mystérieuses, aux couleurs post-techno
et idm (Intelligent Dance Music), instaurant une relation inédite entre
musique et vidéo. Ses concerts audiovisuels sont à la fois pointus, d’une
précision millimétrique, et accessibles à tous. Convulsifs, hypnotiques,
sensationnels au sens premier du terme, ils comportent tous
les ingrédients pour faire adorer la musique électronique aux néophytes ! tarif tarif jeunes tarifs spéciaux : abonnés ou dans les parcours pastré, le plein d'herbe gifu, japon mise en scène ryoji ikeda / concept, composition ryoji ikeda / infographie + programmation shohei matsuwaka, daisuke tsunoda, tomonaga tokuyama, norimichi hirakawa production forma www.forma.org.uk coproduction av festival 06, zero one san jose et isea 2006, les spectacles vivants, centre pompidou, ycam avec le soutien de recombinant media labs La Depuis 1995, le compositeur japonais Ryoji Ikeda
est reconnu comme l’un des artistes sonores les plus intéressants que compte la scène
minimaliste électronique. Il travaille à partir d’infimes détails ultrasoniques, des
fréquences et des caractères essentiels du son en tant que tel. Ses recherches engagent
les propriétés physiques du son, leurs interactions avec la perception humaine, le temps
et l’espace. Mettant ordinateurs et technologies digitales au service du son, Ikeda a cherché à développer des méthodes "microscopiques" de création sonore et de composition. Il participe activement au développement de l’art sonore à travers concerts et enregistrements. Ses albums +/- (1996), 0°C (1998) et Matrix (2000) ont été salués comme les exemples de musique électronique contemporaine les plus novateurs. Sollicité pour ses constructions visuelles et sonores, Ikeda multiplie les collaborations avec de grands noms du paysage artistique contemporain : le chorégraphe William Forsythe et le Frankfurt Ballett, l’artiste Hiroshi Sugimoto, l’architecte Toyo Ito, ou le collectif japonais, Dumb Type, pour ne citer qu’eux. |