dansevendredi 4 juillet ballet national de marseille 19h30 / durée 60 minutes d’eux fabrice lambert Dans les interstices entre les mondes, Fabrice Lambert invente le sien et danse dans un rai de lumière. Une bulle d’air. En 2007, le Festival de Marseille présentait la pièce Gravité, feuillet de l’Abécédaire (ou les plaisirs réguliers du spectateur) imaginé par Fabrice Lambert, panel de vingt-six courtes pièces inspirée de mots-clés de la danse. Le danseur, évoluant sur une nappe d’eau, se reflétait sur un écran blanc, miroir révélant peu à peu un corps qui semblait d’abord flotter sur cette toile. Tableau dansé, pictural et aqueux. A comme abstraction, B comme Boltanski... G comme gravité... D’eux comme 2 ! La nouvelle création de Fabrice Lambert, diptyque de solos, À venir : la mémoire et To be gone : la prémonition, tend bien à le confirmer en inventeur d’une danse aérienne, libérée des forces de gravité. Continuant sa recherche sur le vertige, il retrouve cette fois la matérialité du corps. De fait, la force des spectacles de Lambert provient peut-être de ce qu’elle est souvent leur sujet. Gravitationnelles ou cinétiques, les forces conduisent le corps vivant à faire avec (ou contre) des contraintes intrinsèques à l’espace pour se forger sa place. Le corps prend ainsi l’habitude de certains rapports de forces, particulièrement connus des danseurs, puisqu’ils tentent d’en repousser les limites. Fabrice Lambert, quant à lui, provoque des situations incongrues pour éprouver des paramètres d’espace, d’attraction ou de vide, inconnus et observer ce qui advient. Il vit et étudie "scientifiquement" les réactions de son corps dans des situations "anormales". En construisant ses pièces à partir de ces expériences, il parvient à conserver intacte pour le public la surprise originelle, flou artistique parfaitement maîtrisé. Ses deux nouveaux solos s’avèrent à nouveau très visuels, accompagnés de ce graphisme particulier qui ne refroidit pas sa danse, mais en exacerbe au contraire la sensualité. Le danseur chorégraphe se meut dans l’entre-deux, les espaces intermédiaires, il marche sur un fil, se met en danger. C’est ce qui rend ses oeuvres si paranormales, invitant nos sens à se troubler, puis à se réajuster pour distinguer le faux du vrai. Il invente un endroit dans l’envers du décor. Entre deux plans, il déplie tout un espace de jeu, au sens d’humour, mais surtout au sens de liberté, un lieu de visite pour l’imagination du spectateur, l’épanouissement des mirages, des effractions, des visions, des frissons. normal 20 € / réduit 13 € tarif jeunes tarifs spéciaux : abonnés ou dans le parcours bruxelles - londres - paris - amsterdam paris, france / création 2008 conception + chorégraphie fabrice lambert / avec hanna hedman, fabrice lambert / musicien frédéric laügt / lumières ivan mathis / son frédéric laügt / régie générale et plateau guillaume cousin / administration agnès carré assistée de nathalie untersinger coproduction rencontres chorégraphiques internationales de seine-saint-denis, le manège - scène nationale de reims, le centre national de création et de diffusion culturelles de châteauvallon (création en résidence), le manège-scène nationale de la roche-sur-yon, ARCADI, le centre chorégraphique national de caen, l’agora de la danse (montréal), le centre national de la danse. avec le soutien de la direction régionale des affaires culturelles d’île-de-france, ministère de la culture et de la communication. En 1996, à l’issue de sa formation en danse au Conservatoire National de Région de Grenoble, Fabrice Lambert fonde avec le finlandais Juha-Pekka Marsalo L’Expérience Harmaat, compagnie fonctionnant comme un laboratoire regroupant des artistes d’horizons différents. Il continue parallèlement d’être interprète pour différentes compagnies, dont celle de Carolyn Carlson, Catherine Diverrès et Kubilaï Khan Investigations. Au sein de L’Expérience Harmaat, son travail de collaboration avec des artistes plasticiens et vidéo aboutità la création de plusieurs pièces, dont Nobody, Never Mind et TOPO (2001), Abécédaire(2005) et Meutes (2006). |