dansejeudi 10 juillet + vendredi 11 juillet ballet national de marseille 19h30 / durée 55 minutes holeulone karine ponties dame de pic Une fantastique fusion de danse et de peinture animée. Projetées en plongée, des peintures à l’encre éclatent sur un plateau surmonté d’une structure en bois à clapets, dont s’extirpent deux danseurs, petits animaux sortant d’un terrier. Les danseurs se fondent dans les teintes fugaces, bercés par des vagues d’images, roulent dans leur ressac, s’enveloppant de leur couleur sépia, comme peints et repeints en direct. La subtilité de la création musicale s’accorde à l’animation pour souligner une danse qui relève, pour ainsi dire, de la performance acrobatique. En effet, la précarité des équilibres sur cette structure biseautée pousse les danseurs à s’arrimer l’un à l’autre. Ils s’accrochent de tous leurs membres, s’emmêlent, s’enlacent et s’imbriquent tant et si bien qu’ils donnent l’illusion de ne plus former qu’un seul corps. Tendre ou rude, tantôt clownesque, tantôt inquiétant, leur corps à corps se mue en hydre à quatre pieds et à deux dos, drôle d’emboîtement aux contours rendus incertains par les projections filmées. Souffles sauvagement mêlés, ils déclinent, enchaînent et épuisent toutes les formes corporelles possibles à deux, postures à peine imaginables. La danse rejoint alors la peinture : picturale et mouvante, figurative et abstraite. Fantasmagorique, voire schizophrénique, la pièce ne l’est pas par hasard. Elle s’inspire du personnage de Charlie, héros du roman de sciencefiction de Daniel Keyes, Des Fleurs pour Algernon, simple d’esprit devenu surdoué sous l’effet d’une expérience scientifique. Volcan mental en éruption, c’est un torrent de pensée, de mémoire, de réflexion, tout l’univers intérieur d’un homme en prise avec l’énigme de sa double identité, qui se répand sur le plateau. Silhouettes et paysages habillent fugitivement les corps, distordant les formes. La précision chorégraphique, la qualité du graphisme et la délicatesse musicale se lient en un magnifique et original dessin animé en trois dimensions. Comme née d’un songe, la pièce laisse de merveilleuses images au fond des yeux. tarif normal 20 € / réduit 13 € tarif jeunes tarifs spéciaux : abonnés ou dans le parcours voyage à prague bruxelles, belgique chorégraphie karine ponties / danseurs éric domeneghetty et jaroslav viňarský / collaboration artistique et film d’animation thierry van hasselt / lumières florence richard / musique dominique pauwels / scénographie wilfrid roche / texte mylène lauzon et éric domeneghetty / régie son et video joëlle reyns production dame de pic asbl. coproduction avec le théâtre les tanneurs (belgique), LOD (belgique), le centre chorégraphique national d’orléans, l’échangeur de fère-en-tardenois, le 3 bis f, lieu d’arts contemporains et ponec divadlo (république tchèque). avec l’aide des brigittines (belgique), le soutien du ministère de la communauté française wallonie-bruxelles de belgique / service de la danse. résidences de création : le projet a bénéficié de résidences de création dans la salle alternative endanza à séville, au centre chorégraphique national d’orléans, à la raffinerie du plan k à bruxelles, au studio de lod à gand, au ponec divadlo à prague, au 3 bis f, lieu d’arts contemporains à aix-en-provence, à la maison folie wazemmes-lille, à l’échangeur de fère-en-tardenois et aux écuries à charleroi. la dame de pic est en résidence au théâtre les tanneurs à bruxelles. elle est subventionnée par le ministère de la culture de la communauté wallonie-bruxelles de belgique / service de la danse. Directrice artistique, chorégraphe, interprète, Karine Ponties se forme à l’école de Maurice Béjart, l’école Mudra de Bruxelles. Elle est danseuse pour plusieurs compagnies (Frédéric Flamand, Michèle Noiret, Nicole Mossoux / Patrick Bonté et Pierre Droulers) avant de fonder sa propre compagnie, la Dame de Pic, en 1996. Depuis lors, elle a créé plus d’une vingtaine de pièces dont plusieurs commandes. Son attachement à l’enseignement reste fort et elle donne régulièrement des ateliers pour des danseurs professionnels à travers le monde. Karine Ponties est actuellement en résidence au Théâtre Les Tanneurs. |