stravinsky project michael clark company Part one Écrire une danse arquée, tendue, sophistiquée, jouer de l’élégance de pointes subliminales sur de la musique rock ou punk (Sex Pixtols, Iggy Pop, etc…), c’est là tout le génie de Michael Clark, qui lui vaut sa renommée internationale. Il en offre, sous le titre Part one, une composition originale, en lever de rideau sur les deux pièces présentées cette année, la première et la toute dernière de sa trilogie autour de Stravinsky. Saccadés ou fluides, animaux ou végétaux, les mouvements contemporains se mêlent parfaitement à la gestuelle classique. Le dessin des déplacements, tout implacable qu’il est, surprend sans cesse. Les assemblages entre corps, espace scénique, objets et musique sont décadrés, dissonnants, fantaisistes. I do variation autour des noces de stravinsky première en france Le nouveau et dernier volet de la trilogie de Clark s’ouvre avec un document vidéo rarissime : une très simple captation de Stravinsky dirigeant un orchestre. À l’opposé du cliché du chef d’orchestre qui gesticule, l’éloquence de Stravinsky passe par des mouvements contenus, précis, émus. Un simple battement de paupière, parfois. Flegmatique dans la posture, il exhale la passion. Il meut et est mu. Hommage à Stravinsky, chair d’orchestre, le film saisit la danse de son visage. Cette transe intérieure semble servir de fil d’Ariane à Clark pour venir habiter le plateau. À cour, une danseuse sort lentement d’un sarcophage. Sur le plateau se dessine une croix d’église, qui accueille les performances délirantes des danseurs, aux corps enturbannés tels des morts vivants sortis d’un film ou enserrés dans des costumes chair, pris au piège, tantôt de la vie, tantôt de la mort, selon le rôle, selon le sort. S’ensuit un bal foutraque de momies contemporaines ; si ces noces sont mortuaires, le rite de passage est quant à lui haut en couleurs ! Jetant négligemment les bouquets de mariage pour brandir le poing, les interprètes composent une noce peu orthodoxe. En mécaniques et minutieux escadrons, les danseurs déclinent des motifs militaires parmi les voix et d’improbables gongs, jusqu’à l’apparition d’une mariée en « robe-cercueil » aux airs de meringue. Pièce montée au tableau final totalement génial. cat. I cat. II tarif jeunes tarifs spéciaux : abonnés ou dans les parcours londres - hambourg - sofia - prague londres, royaume-uni / première en france de I do chorégraphie michael clark / lumières charles atlas / scénographie michael clark, steven scott / costumes stevie stewart + michael clark / danseurs kate coyne, melissa hetherington, fiona jopp, james löffler, elsa monguillot, stefano rosato, hannah rudd, andrea santato, simon williams avec le soutien de barbicanbite07. co-production michael clark company, barbicanbite07, avec la participation de dance umbrella, du festival de marseille, de danceworks uk et du seoul performing arts festival
la smc soutient le spectacle I do ![]() Après une formation classique au Royal Ballet School de
Londres et des stages avec Merce Cunningham, celui que l’on appellera désormais« l’enfant terrible de la danse anglaise » entame sa carrière au Ballet Rambert. Il part
ensuite à New York rejoindre la compagnie de Karol Armitage. L’explosion punk va
dès lors marquer en profondeur son travail. Alors à peine âgé de 20 ans, il monte ses
propres chorégraphies qui retentissent d’emblée à l’échelle internationale et fonde en
1984 sa propre compagnie : Michael Clark and Dancers. Qualifié de post-punk ou de
post-moderne, c’est dans la collision du classique et du contemporain que s’exerce son
talent. Parallèlement à son travail de chorégraphe, il participe à des projets
cinématographiques avec Charles Atlas ou avec Peter Greenaway, pour lequel il
incarne Caliban dans Prospero’s book (1991). Depuis 2005, avec la Michael Clark
Company, il est artiste-associé au Barbican Centre de Londres.
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