![]() dansemardi 8 juillet théâtre nono - campagne pastré 22h / durée 60 minutes mi non sabir karine ponties Burlesques constructions et fragmentations d’un puzzle de quatre corps. Un spectacle riant sur les articulations sociales... et physiques ! En tenue légère, quatre danseurs enchevêtrent leurs membres dans tous les sens, chacun tachant de dominer la masse humaine. Un nid d’images se tresse à vue. L’un des danseurs, une serviette autour de la taille, s’invente tantôt piéta, tantôt karateka. Un monstre à quatre têtes nage, rampe ou danse du ventre. Les buissons de doigts fleurissent, les huit genoux s’entrechoquent, la chenille humaine se tord péniblement. Les proéminences des corps enlacés suggèrent mille animaux imaginaires. Avec ces improbables imbrications, c’est évidemment le spectacle des liens sociaux que Karine Ponties nous donne à voir, le sempiternel combat des coqs, l’inéluctable tendance humaine à incorporer l’autre,à infléchir ses différences, plutôt qu’à l’accepter dans son intégrité. Sous le regard amusé, décalé, plein d’autodérision de la chorégraphe, grouille cette pâte à modeler de corps humains. C’est signé Ponties : les mimiques importent autant que les mouvements, le mime, le clown, la pantomime, autant que la danse ; la nostalgie de la musique rappelle les films muets. Jolie surprise : à un propos lucide et grinçant, le spectacle arrive à donner le sourire ! belgique + république tchèque chorégraphie karine ponties / interprètes radek mačák, pierre nadaud, rostislav šrom, jaroslav viňarský / lumières florence richard "Le thème du travail est dans le corps :
bouleversements et abandons. Abandon – contraction – corps qui réagit, qui éclate,
qui se déploie, et qui rayonne vers l’extérieur – communicatif. Il n’y a peut-être pas
de meilleure raison de produire de l’art que d’explorer le monde tel qu’il est, tout
en le détournant. C’est vaste. Les possibilités multiples. Dans toutes les créations,
j’ai entamé cette recherche que j’exploite à chaque fois via des angles différents,
développant des aspects particuliers."
![]() the last step before jaroslav viňarský S’envoler... Petite bête rampante qui rêverait d’avoir des ailes, le danseur est d’abord rivé au sol, corps tout en tension, âme se cognant aux murs. L’ampleur de la musique — les notes de Stumble then rise (trébucher avant de s’élever) de Silver Mount Zion — semble arbitrer une lutte du corps et de l’esprit. Puis, les violents soubresauts du corps du "petit Jaro", devenu puissant, sec et noueux sous la direction, entre autres, de Karine Ponties, annoncent peu à peu l’envol, la délivrance. Alors, les muscles saillants se détendent. Dans l’échappée, la danse se fait douce, les gestes s’arrondissent, s’assouplissent. Après tant d’intensité, on s’apaise, on s’envole aussi. prague, république tchèque conception + chorégraphie + interprétation jaroslav viňarský / musique silver mount zion, artango / lumières pavel kotlík / costumes ondřej bederka Né en Slovaquie, jaroslav viňarský a étudié la danse à l’Academy for Performing Arts à Bratislava et à Prague sous la baguette de plusieurs
chorégraphes : Irene Stamou, Nigel Charnock, Simone Sandrori, Ivan Wolfe, Claude
Brumachon, Bruno Genty. En 2001, il signe sa première chorégraphie, le solo Sorton,
pour lequel il obtient le second prix des compétitions internationales pour jeunes
chorégraphes à Prague. Sa deuxième création, A tea never watered, lui vaut en 2003
la même récompense. En 2004, The last step before marque le début de son étroite
collaboration avec Karine Ponties.
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