du vendredi 20 juin au jeudi 17 juillet espace muséal villeneuve-bargemon du mardi au samedi : 12h - 18h30 the long now lawrence malstaf Entre arts plastiques et arts ludiques, installations et sorcellerie, quatre grands jeux pour visiteurs. Visiter une exposition de Lawrence Malstaf, c’est comme retourner dans un jardin d’enfants. Une irrépressible envie nous gagne de tester tous ces jouets monumentaux ! D’une imagination débordante en termes d’installations mobiles, Malstaf invente des oeuvres qui placent le spectateur en leur centre pour lui faire vivre une expérience unique. Filons la comparaison : de même qu’un enfant comprend intuitivement le fonctionnement d’une balançoire ou d’un toboggan, l’attitude à adopter dans les structures de Malstaf est une devinette vite résolue. Bien que singulières, elles nous paraissent familières. Mystère... ou tout simplement, talent ? Sa formation de designer et son travail de scénographe en danse confluent merveilleusement dans des installations associant son goût pour les beaux matériaux et la chorégraphie des déplacements, avec ce style un brin sorcier qui n’appartient qu’à lui. Son génie s’exerçant en particulier dans le champ de l’illusion d’optique, tout se passe comme si le regard du spectateur mettait les choses en mouvement, orchestrait la danse des objets. "On touche avec les yeux", l’immanquable contrainte de l’espace du musée, devient ici une aubaine. On vit les oeuvres en les regardant, on les voit en les vivant. nemo observatorium assied le spectateur au centre d’un immense cylindre simulant une tornade. Expérience charnelle shaft propose au visiteur de s’allonger, le visage sous une colonne d’assiettes qui dansent comme des soucoupes volantes... pour mieux se briser au-dessus de sa tête. Expérience visuelle et sonore. rope met en scène un insolite duo — ou duel — entre une corde et une chaise. Expérience visuelle. nevel grand labyrinthe composé de 18 murs pivotants, met en boîte le spectateur... Participer de cette chorégraphie mouvante, déambuler dans les jeux de lumières et de semi-transparence des cloisons, rencontrer d’autres visiteurs sous le charme : un vrai bonheur. Expérience spatiale. gratuit bruges, belgique Lawrence Malstaf est représenté par la galerie fortlaan 17. suggestion du chef : vous aimez cette expo ? Probable alors que vous soyez conquis par le spectacle holeulone de la chorégraphe Karine Ponties et celui de operation : orfeo de la scénographe Kirsten Delholm qui travaillent régulièrement avec cet artiste. Sous d’autres baguettes, èrent avec les mêmes ingrédients, effets d’optique et structures surprenantes Artiste-plasticien belge, Lawrence Malstaf étudie
d’abord le design industriel à l’institut Henri Van de Velde d’Anvers, mais cherche très
vite à explorer la frontière entre les arts visuels et le théâtre. Après la fabrication
d’accessoires, il se tourne naturellement vers la scénographie. Il travaille pour le
chorégraphe belge Bert Van Gorp, le canadien Benoît Lachambre, l’américaine Meg
Stuart et la metteur en scène Kirsten Delholm de Hotel Pro Forma.
Sa collaboration avec Meg Stuart autour de Crash_Landing, en 1997, est un moment
charnière dans son parcours artistique et marque le début de son travail visuélothéâtral
: "le visiteur devient une part physique essentielle de ce qui se passe et le vit de
l’intérieur, au lieu de penser ou de l’interpréter de l’extérieur". En parallèle, il continue à collaborer à des projets chorégraphiques, par exemple Boreas de Karine Ponties.
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