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Festival de Marseille

Olivia Grandville

Formée à l’Opéra de Paris, Olivia Grandville s'oriente très vite vers la danse contemporaine. Guidée par diverses expérimentations, son esthétique a quelque chose d’insaisissable, d’inclassable. 

Olivia Grandville a été formée à l’École de danse de l’Opéra de Paris, où elle danse de 1981 à 1988. Entre 1983 et 1988 elle traverse, outre le répertoire classique, des œuvres de Balanchine, Limon, Cunningham et participe aux créations de Alvin Ailey, Maguy Marin, Bob Wilson… En 1988, elle rejoint la compagnie de Dominique Bagouet, puis à la mort du chorégraphe en 1992, elle co-fonde, avec plusieurs interprètes de la compagnie, Les Carnets Bagouet qui s’est donné pour but de conserver et transmettre l’héritage de ce chorégraphe. Elle mêle les disciplines et s’attaque à des sujets denses et complexes, parfois clivants, comme le lettrisme et Isidore Isou dans Le Cabaret discrépant en 2011, l’écriture complexe des Ryoanji de John Cage qu’elle met en danse en 2012 ou l’hommage qu’elle rend à la culture amérindienne à travers À l’Ouest en 2018.


Aussi habituée aux solos qu’aux pièces pour de grands groupes, elle tisse toujours des liens étroits entre texte et chorégraphie. À partir de 2011, Olivia Grandville s’installe à Nantes, elle devient artiste associée du Lieu Unique, scène nationale, de 2017 à 2022. Elle y développe des dispositifs à danser comme le Koréoké (karaoké chorégraphique) et le principe de théâtre d’opérations chorégraphiques (Le Dance-Park en 2019, en collaboration avec Yves Godin). À ce moment, elle mène des projets de grande ampleur, notamment Jour de colère (2019), pour vingt et un interprètes du Ballet de Lorraine et débute une recherche autour des utopies, à l’occasion du cinquantième anniversaire de Woodstock, avec un groupe d’étudiant·es qui aboutira ensuite à la création Nous vaincrons les maléfices (2020). En 2022, elle prend la direction du CCN de La Rochelle qu’elle rebaptise Mille Plateaux. La chorégraphe y insuffle son goût pour le polymorphisme de la danse, à l’image de son parcours. Elle crée en 2024, l’UMAA, l’Unité Mobile d’Action Artistique, une œuvre itinérante, sérielle et pluridisciplinaire.

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