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Festival de Marseille

Biographies

Éric Minh Cuong Castaing




Chorégraphe et artiste visuel, Éric Minh Cuong Castaing explore des modes relationnels visant à déjouer les binarités entre réel et fiction, nature et culture, organique et artificiel. Né en Seine-Saint-Denis, il vit et travaille à Marseille.

Diplômé aux Gobelins, l'école de l'image, à Paris, Éric Minh Cuong Castaing a travaillé plusieurs années dans le cinéma d’animation. Il s’oriente vers la chorégraphie après avoir pratiqué le hip-hop, à Villepinte où il a grandi, puis le butō japonais, auprès de Carlotta Ikeda et Gyohei Zaitsu et diverses techniques de danses contemporaines.


Fondateur de la compagnie Shōnen en 2007, il est aujourd’hui artiste associé à Montpellier Danse et, avec sa compagnie, au CNCA Morlaix, à Bourges Capitale européenne de la culture 2028, et en compagnonnage avec la Comédie de Genève et la Collection Lambert à Avignon.


Ses recherches mettent en jeu des corps et des écritures chorégraphiques dans leur pluralité esthétique et leur diversité politique, en associant des danseur·euses professionnel·les et/ou amateur·ices, dont certain·es en situation de handicap ou d’empêchement. Sa pratique articule la danse à l’image et/ou aux technologies contemporaines (robots de téléprésence, drones), dans le cadre de processus « in socius » développés avec des partenaires extérieurs au champ de l’art.


Au sein de la compagnie Shōnen, il a porté une quinzaine d’œuvres — spectacles, performances, films et installations — dont plusieurs en cocréation avec la dramaturge Marine Relinger et le chorégraphe Aloun Marchal, ainsi que Hiku (2023), avec la metteuse en scène Anne-Sophie Turion. En 2025, il présente sa nouvelle création Tarab en clôture du Festival de Marseille.





Aloun Marchal




Aloun Marchal est un chorégraphe et performeur, vivant entre Göteborg, en Suède, et Paris. Fasciné par le processus de création de sens, il s'investit dans une approche privilégiant une expérience directe et sensorielle de la réalité.


Formé au département chorégraphique de l'Université d'Amsterdam, la School for New Dance Development, Aloun Marchal invente, pour chaque création, un langage scénique singulier adapté à un contexte chorégraphique particulier suivant deux axes de recherche. Le premier explore les relations entre danse et musique, à travers des dispositifs où les interprètes produisent eux-mêmes la matière sonore en direct, tout en déployant des partitions chorégraphiques. Cette démarche irrigue Gerro, Minos and Him (2012), créée avec Simon Tanguy et Roger Sala Reyner, et Bibi Ha Bibi (2017), co-créée avec Henrique Furtado, toutes deux pensées comme des dispositifs acoustiques ; SonoR (2020), qui déploie un environnement amplifié ; et AVATARED (2023), fondée sur un travail de mixage en direct. En 2026, il prolonge cette recherche en créant une partition chorégraphique pour le Swedish Chamber Choir autour de Little Match Girl Passion de David Lang.


Le second axe engage l'inclusion et la diversité des corps au plateau, dès Trippel (2015), créé pour la compagnie inclusive SPINN, puis dans les pièces collectives créées avec Éric Minh Cuong Castaing et Marine Relinger, portées par la compagnie Shōnen : L'Âge d'Or (2018), Forme(s) de vie (2021) et _p/\rc___ (2022).


Si Aloun Marchal choisit la danse, c'est parce que penser ne lui suffisait plus — la création chorégraphique devient un moyen de renouer avec une expérience directe du réel, au-delà des idées que l'on se fait des choses. De cette tension entre perception, fabrication du sens et possible vacance du sens naît une œuvre profondément attentive aux formes de présence, d'écoute et de relation.





Marine Relinger




Dramaturge et cinéaste, Marine Relinger est née à Marseille. Dans le cadre de sa pratique artistique, elle réfléchit aux dispositifs de regards sur les corps et aux fonctions des écritures scéniques et cinématographiques qui les concernent. 


Dans le champ du cinéma, Marine Relinger a filmé et réalisé pendant cinq ans Un corps à soi (2026 - prod. Les Films d’Ici), long métrage qui compose avec le geste et la pensée de la danseuse Elise Argaud. Elle prépare actuellement son second long métrage.


Dramaturge, elle a co-créé plusieurs pièces de danse au sein de la compagnie Shōnen : Phoenix, créé en 2018 au Festival de Marseille avec des danseur·ses connecté·es en visio depuis la bande de Gaza et le chorégraphe Éric Minh Cuong Castaing ; puis une série de spectacles et de performances associant des interprètes aux capacités diverses, alternatives ou normées, avec Éric Minh Cuong Castaing et le chorégraphe Aloun Marchal (performance L’Âge d’or - 2018, Forme(s) de vie - 2021, _p/\rc__ - 2022, Vision - 2026…).


Elle s’intéresse, dans le cadre des dispositifs qu’elle conçoit, aux notions de relation, aux systèmes de violence et de collaboration, cherchant à déplier pour mieux les comprendre les enjeux de nos co-présences au sein des processus artistiques et leurs impacts sur les représentations. 


Précédemment journaliste et critique, Marine Relinger est diplômée du CFJ-CFPJ et a également étudié l’histoire de l’art et la philosophie. 

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