En milieu carcéral et au fil de nombreuses heures de pratique et de répétitions au sein de la prison, et d’autant d’échanges et de doutes, le groupe s’est soudé et la première de Nidāl a eu lieu lors du festival Vis-à-vis, unique événement dédié à la création artistique en milieu pénitentiaire. Inspirée du mot arabe nidāl (نضال), la pièce évoque à la fois le combat extérieur, la lutte, la résistance et le combat intérieur, celui que l’on mène contre soi-même. C’est cette double dimension, spirituelle et physique, qui a nourri la création. Sur une composition musicale d’Arsène Magnard, le danseur et cascadeur Elias Ardoin et six interprètes explorent à travers la danse et le mouvement les tensions entre effondrement et élévation, entre colère et apaisement. Un chemin vers la transformation, où la confrontation devient espace d’écoute et de reconstruction. Nidāl [dedans-dehors] propose une traversée du corps et de l’esprit, une quête vers la sagesse et la réconciliation avec soi et avec l’autre. Et nous invite à dépasser les clichés.
Marina Gomes, Elias Ardoin - HYLEL
Marseille
La chorégraphe Marina Gomes poursuit son exploration d’un art profondément ancré dans le réel, où création artistique et engagement citoyen sont indissociables. Après le succès de Bach Nord en 2023 et Manifête en 2025, elle revient au Festival de Marseille avec Nidāl [dedans-dehors], une pièce pour sept interprètes, co-créée avec et pour Elias Ardoin, aux côtés d’une équipe de détenus.