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Festival de Marseille

Note d'Emanuel Gat



[...] Freedom Sonata est le nouveau chapitre d’une étude constante et continue sur la manière dont les groupes et les individus qui les composent se comportent, fonctionnent et s’efforcent de trouver un état d’équilibre et d’épanouissement. En ce sens, l’œuvre est bien sûr une manière de regarder la façon dont la société - telle que nous la connaissons - s’organise dans différents contextes et peut donc être vue comme une exploration de modèles alternatifs possibles.
« Liberté », comme terme et concept, est probablement le mot le plus abusé, mal utilisé et mal compris qui existe. La vérité est que rien n’est plus facile que de priver les gens de toute sorte de libertés, au sens d’émancipation ou de droit naturel.


La création chorégraphique peut servir d’espace pour examiner comment résoudre la tension interne entre l’individu et le collectif, quel type d’autorité peut servir de force motrice positive et laquelle peut se révéler destructrice. Et donc, lorsqu’on me demande si mon travail est politique, ma réponse est que mon travail n’est pas politique, mais c’est la façon dont je travaille qui l’EST.
Sous un angle anthropologique, mon travail s’apparente à un processus de réflexion et d’observation active de questions telles que les modèles d’organisation des groupes, les modalités de gouvernance et les structures politiques, les modèles économiques, la gestion des ressources entre autres.


Je le définirais comme :
Un engagement, à travers une pratique chorégraphique, envers l’idée qu’il est possible de bâtir une société fondée sur des principes d’auto-organisation, d’association volontaire et de soutien mutuel.
Décentraliser la structure conventionnelle des hiérarchies entre chorégraphe et danseurs, repenser la répartition du pouvoir et des responsabilités, proposer de nouvelles façons de définir ce que peut être réellement la chorégraphie/la création de danse et changer les paradigmes établis en plaçant la liberté individuelle au centre comme une valeur fondamentale de la création de la danse, sont les stratégies les plus utiles et précieuses par lesquelles la danse peut devenir une force pertinente pour signaler les anomalies sociétales et proposer des alternatives. [...]

La musique


Kanye West


The Life of Pablo est le septième album studio du rappeur et producteur américain Kanye West.
Il est paru le 14 février 2016.


« Je suis venu tardivement à la musique de Kanye West. C’est seulement depuis trois ans que je plonge en profondeur dans sa discographie, avec une admiration grandissante pour ce que je considère maintenant comme l’un des artistes musicaux les plus importants, les plus créatifs et innovants des deux dernières décennies.
The Life of Pablo est remarqué pour sa « composition brute, parfois même intentionnellement désordonnée, conçue pour sonner comme une oeuvre en chantier ». West dit de la musique de cet album qu’elle est comme  « L’évangile selon Ye ».
Décrit comme « oscillant constamment entre la bravade fanfaronne et l’insécurité à la limite de la paranoïa, brisant le sacré contre le profane et perturbant ses propres grooves fluides avec des interjections, The Life of Pablo a perfectionné l’art du bricolage esthétique et intellectuel, changeant de forme en temps réel et comptant sur les auditeurs pour suivre. »


Il s’agit indéniablement de l’œuvre d’un des artistes repoussant le plus les limites de la musique.



L.V. Beethoven


La Sonate pour piano n° 32 en ut mineur, op. 111 (deuxième mouvement, Arietta : Adagio molto semplice e cantabile) est la dernière des sonates pour piano de Ludwig van Beethoven. Ce sera la quatrième fois que j’inclus ce chef-d’œuvre du répertoire de piano dans la bande-son d’une de mes pièces.


L’œuvre a été écrite entre 1821 et 1822. Le deuxième mouvement est marqué comme une ariette avec des variations. Thomas Mann l’appelait « l’adieu à la forme de la sonate ». Rythmiquement visionnaire et techniquement exigeante, cette sonate est l’une des œuvres les plus discutées de Beethoven.


C’est l’une de ses dernières compositions pour piano. Presque ignorée de ses contemporains, ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle qu’elle trouve sa place dans le répertoire de la plupart des grands pianistes.
Le deuxième mouvement comprend des sections de caractère dansant et fortement syncopées.


Mitsuko Ushida a remarqué que cette variation, pour une oreille moderne, a une ressemblance frappante avec le boogie-woogie enjoué ; et sa proximité avec le jazz et le ragtime, qui viendront 70 ans plus tard, a souvent été soulignée.
Alfred Brendel dit de ce deuxième mouvement, que « ce qui doit être exprimé ici est une expérience à l’état pur » et que « peut-être nulle part ailleurs dans la littérature pour piano l’expérience mystique ne se sent-elle si immédiatement à portée de main ».



Emanuel Gat