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Note dramaturgique

Parade

Depuis trois ans, les artistes de L’Autre Maison, en tant que groupe d’appartenance mixte : marseillais.e, en situation de migration, ou non, queer, en situation de handicap, ou pas, enfants ou adultes, amateur.ice.s et professionnel.le.s, développent une expertise autour de la création collective tournée vers le corporel et la dimension sensible des individus. Riche de cette collaboration depuis 2019, le groupe d’artistes  s’est créé un espace de rencontre, d’expérimentation et d’expression. Avec Parade,  iels  emmènent  leur  monde  sur  l’espace  scénique,  où  chaque  danseur.se  devient  un organe vital du corps d’ensemble.


Dans Parade, le groupe transcende la forme du corps seul. Par un jeu d’assemblage, les danseur.se.s en produisent un corps collectif caractérisé par des imbrications, inspirés des origamis et des mouvements de kaléidoscopes au travers d’improvisations dynamiques proposées par le chorégraphe Andrew Graham. La dramaturge Béatrice Pedraza, encourage les danseur.se.s à trouver pleinement de nouvelles versions d’elleux-mêmes tout en explorant le genre, la beauté non-conventionnelle et l’autoindulgence éhontée.


L’artiste plasticien Mounir Ayache réalise des modules exagérément accessibles, futuristes aussi bien dans leur esthétique que dans leurs fonctionnalités. Inspiré de la robotique, l’informatique et l’aéronautique, ces modules - fabriqués à partir de matériaux recyclés - s’assemblent comme des Transformers de science-fiction. Ces derniers s’activent par les mouvements des danseur.se.s. À la fois scénographie, costumes et surface de projection vidéo, ces modules travaillés en étroite collaboration avec les danseur.se.s, seront des partenaires de jeux lorsqu’iels défient l’image du corps seul pour laisser place à l’organicité du travail de groupe.
Le musicien Martin Poncet s’inspire de la musique d’Erik Satie du Parade de l’époque, en mélangeant bruits et instruments pour fabriquer une musique d’un genre composite alliant un piano mélancolique, une électronique solaire, le bruit d’une forêt qui brûle et un minimalisme trash. Ce son tordu et incandescent, une sorte de machine déjantée, hors de contrôle, produit un mélange étourdissant de sonorités, interprétées par les danseur.se.s.


Parade, c’est une collaboration horizontale et pluridisciplinaire. Ce sont des expressions du spectaculaire qui fonctionnent sur la rencontre, sur les manières de communiquer au travers du corps. Chaque artiste se permet d’être déplacé dans son esthétique, les danseur.se.s comme les artistes associé.e.s.

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