Marina Gomes

Marina Gomes est chorégraphe de hip-hop. Très active à Marseille, elle y développe des projets depuis 2019 avec sa compagnie Hylel. Hylel défend une idée de la culture hip-hop indissociable d’un engagement social et citoyen. Les chorégraphies se réapproprient l’image de la cité, avec tout ce qu’elle porte de fantasmes, mais aussi de force théâtrale et poétique.
C’est à Toulouse que Marina Gomes fait ses premières armes au sein du mouvement hip-hop avec le crew Guilty en suivant, en parallèle, une formation en danse classique et contemporaine au Conservatoire. En 2012, elle développe son travail de pédagogue et de chorégraphe au sein des projets « jeunes danseurs » de la compagnie Massala . En 2018, elle fonde la compagnie Hylel, avec laquelle elle travaille d’abord en Colombie. De retour en France, à Marseille, elle débute la création de sa trilogie autour des quartiers populaires avec la pièce Asmanti [Midi-Minuit] en 2021, puis crée Bach Nord [Sortez les guitares] en 2023 avec des jeunes des quartiers nord marseillais, présentées toutes deux au Festival de Marseille en 2023. S’en suivra La Cuenta [Medellin-Marseille] en 2024 autour de la question des règlements de compte du point de vue des femmes.
Autour de chaque spectacle, à Marseille ou en tournée, elle met en place des projets de territoire où création, transmission et engagement citoyen se côtoient et se nourrissent. Parallèlement, elle continue de créer pour les amateur·ices au sein des quartiers, en milieu scolaire et pénitentiaire, et poursuit le développement de Hylel tout en collaborant avec d’autres structures ou compagnies.
Marina Gomes chorégraphie aussi pour le cinéma, en 2022, pour la série Terrain sensible, réalisée par Aurélie Meimont et diffusée sur Arte digital. En 2024, elle est choisie par la ville de Marseille pour porter la flamme olympique dans les quartiers nord, comme une reconnaissance de son action et des valeurs qu’elle porte sur son territoire. Par ailleurs, suite à un parcours universitaire à l’université du Mirail, Marina est psychologue, et depuis 2012 elle intervient en protection de l’enfance et fait dialoguer cette pratique avec son travail chorégraphique.
Son engagement se poursuit avec de nouvelles créations : Manifête (2025), grande manifestation chorégraphique réunissant 450 enfants dans l’espace public pour l’ouverture du Festival de Marseille, Nidal [Dedans-Dehors] (2025), créée au festival Vis-à-Vis à La FabricA. Elle travaille actuellement sur sa prochaine création, Plutôt le feu que les larmes (2027), une pièce pour 12 danseuses.
Elias Ardoin

Sportif de haut niveau, c’est au lycée qu’Elias Ardoin découvre la danse. Touché et inspiré par l’énergie du hip-hop, c'est à Blois puis à Poitiers pendant ses études en STAPS qu'il commence à participer à des shows, spectacles et battles. Dans une recherche de polyvalence, il développe ses compétences en danse debout, au sol et en acrobatie.
À Blois, avec la Scène nationale de la Halle aux grains, il collabore avec Robyn Orlin qui l’invite à danser, jouer et chanter sur scène. Il passe ensuite une année à Bordeaux dans la formation Rêvolution, d'Anthony Egea, où il expérimente danses académiques et jeu scénique. Au terme de sa première année de formation, il intègre la compagnie Dyptik de Mehdi Meghari et Souhail Marchiche. À l’aise en solo, en chorégraphie de groupe, en interprétation de personnages et en acrobatie, il prend une des places centrales dans les créations et les tournées internationales des spectacles D-Construction et Dans l'Engrenage.
En parallèle, il rejoint la compagnie Massala de Fouad Boussouf avec la création et la tournée du spectacle Nass, un succès en France et à l'international. Aujourd’hui basé à Marseille, il s’oriente vers le monde du cinéma en travaillant notamment sur l’Amour Ouf, film de Gille Lelouche, chorégraphié par (LA)HORDE. Il se forme également au métier de cascadeur, se spécialisant dans l’art de la chute et de la chorégraphie de combat. Il travaille aussi en tant que pédagogue en donnant des ateliers dans de nombreuses structures à Marseille, ainsi que dans la prison de Luynes pour la compagnie HYLEL. Il a également joué un rôle important dans la création du spectacle Asmanti [Midi-Minuit] de la compagnie en tant qu’assistant chorégraphe.